Entretien avec Thomas Goyard, 4e du Championnat du Monde de Windsurf 2019, catégorie Foil.

(english version coming soon)

Capture d’écran 2019-10-10 à 14.54.53.png

Comment as-tu vécu cette world cup à Sylt ?

C’est un mitigé parce que mon objectif était de monter sur le podium mondial sur l’année et je termine avec la médaille en chocolat. J’y ai cru à un moment, parce que j’étais bien placé les deux premiers jours, mais au début de la dernière journée, j’ai chuté et j’ai perdu tout espoir, donc je suis un peu déçu. J’ai pris trop de risques pour réduire les points d’écart. Mais 4e mondial, ce n’est pas si mal et au final, j’ai gagné beaucoup de manches en upwind-downwind cette année donc le bilan est positif.

 

Que penses-tu de la victoire de ton frère ?

Je suis très content pour mon frère. Nico a super bien navigué sur cette épreuve. Il a été impressionnant. Hyper régulier. Il a montré qu’il savait faire les deux, upwind-downwind et slalom. Nico a mis de côté le slalom depuis un moment. Il est vraiment spécialiste foil, Il a vraiment beaucoup bossé et il mérité son titre.

 

Raconte-nous les coulisses de la course ? Comment as-tu géré la pression au fil des manches ?

Il y a une guerre d’influences avec les riders au sein de la PWA qui est parfois un peu difficile à gérer avec certains qui pensent qu’il faut faire du upwind, d’autres du slalom. Mais c’était un bel événement avec beaucoup d’adrénaline.

 

En dehors des épreuves, que partages-tu avec Alex et Nico ? Est-ce que vous échangez beaucoup pour faire évoluer le matériel ?

En plus d’être riders, on fait tous les trois partie de l’équipe de développement. On partage à 100% et on ne cache pas nos secrets. C’est une vraie équipe et je pense que cela fait la différence car nous sommes très complémentaires. Nico est un peu le créatif du groupe, il a toujours des idées, il propose des choses nouvelles. Alex est celui qui teste plus que tout le monde et moi j’ai un peu plus la science de la régate avec la spécialité upwind-downwind donc ça tire aussi les autres vers les haut.

 

Tu étais le premier des trois à rejoindre Phantom, en octobre 2018, quelles étaient tes attentes quand tu as intégré l’équipe.

C’était tout recent donc je ne savais pas du tout ce que cela pouvait donner. Il y avait une prise de risque. Ce qui m’a plu c’est la possibilité de créer quelque chose de nouveau et de donner le meilleur de moi-même dans le développement du matériel.

 

Quel a été ton rôle dans le développement des voiles et foils Phantom ?

Notre rôle est de partager nos sensations, d’orienter vers ce que l’on juge important, d’échanger avec Alex Udin qui est le designer, de tester, de faire évoluer les planning et de faire les bons choix.

 

Que peux-tu dire du Windfoil Phantom Iris R et des voiles ?

Le Foil Iris R est une vraie machine de guerre qui a pour particularité d’être mieux conçue que n’importe quel autre, que ce soit au niveau de la rigidité, des matériaux, des layups et des connexions mais aussi des profils des ailes qui sont de très grande qualité puisqu’on n’a fait que deux prorotypes quand les autres marques en ont fait beaucoup plus et au bout du deuxième, on est déjà le meilleur foil mondial ! Phantom a su s’entourer des bonnes personnes pour atteindre ses objectifs et je crois que c’est vraiment la force de cette marque.

Quant aux voiles, elles sont incroyables en stabilité et en puissance et même si Nico ne naviguait pas avec les mêmes voiles qu’Alex et moi, on a quand même décroché de très bons résultats tout au long de l’année avec le combo voiles+foil Phantom.

 

Comment vois-tu l’évolution du foil en windsurf ?

On attend cette décision cruciale dans les semaines à venir pour savoir si le foil passe olympique ou non. Je pense qu’il y a de bonnes chances. Ca pourrait vraiment booster la pratique. On serait au début d’un nouveau cycle. Si le foil devient olympique, j’arrêterais la RSX donc ça influera beaucoup mon avenir aussi.

Phantom International